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Prostitution dans la sphère universitaire en Algérie

mercredi 9 juillet 2008, par Icare

Le journaliste Massinissa BENLAKEHAL nous livre une enquête qu’il a menée auprès de jeunes étudiantes, à Alger, un tabou trop mal caché par la société et le pouvoir. Un soleil caché à l’aide d’un tamis, sommes-nous tentés de dire.

Par : Massinissa Benlakehal

Elles sont faciles à repérer, souvent, avec une tenue qui attire l’attention et provocante, en plus d’un maquillage parfois offensant. Le plus souvent, elles se regroupent par deux, voire trois dans un coin à l’extérieur ou à même la porte de la résidence universitaire –Filles- où elles résident. Tout ce cirque, dans l’attente que son pigeon qu’elle a débusqué la journée d’avant ou la soirée même, vienne la prendre en voiture. Un tour de voiture, une addition assez cher payée dans un restaurant souvent habituel, quelques minutes de plaisir à un prix assez fort et c’est le retour vers la cité U. Pour dire que c’est la même activité qui se répète quotidiennement, mis à part les nouvelles têtes (Pigeons, comme elles les appellent) qui arrivent.

Elles sont nombreuses, pour ne pas dire partout, dans toutes les résidences universitaires, emplacement autour duquel nous allons concentrer notre sujet.

Histoire de la prostitution

Dans l’antiquité, au sein des sociétés primitives, l’hospitalité sexuelle était pratiquée de façon ordinaire, c’est-à-dire qu’il était fréquent d’offrir sa femme ou sa fille à l’invité que l’on accueillait dans sa maison. Cette pratique s’est transformée d’hospitalité sexuelle en prostitution sacrée. Les femmes se rendaient, dans cette époque là, au temple une fois dans leur vie pour offrir leur corps à une personne pauvre. Ce geste s’exerçait dans le principe du sacrifice, « l’offrande allait aux divinités ». Progressivement et avec les développements divers qu’ont connus les sociétés, la prostitution devient un phénomène social. Connu comme étant « le plus vieux métier du monde », bien que stipulé par l’empereur Justinien durant son règne sur l’empire byzantin comme activité interdite, et que toute personne la pratiquant était punie. L’on trouvera, entre autres, qu’au début du moyen âge occidental, les différentes tribus germaniques croyaient que la prostitution représentait une malédiction à éradiquer. Les proxénètes étaient jugés sévèrement. Ce n’est qu’avec le « code Alaric » qu’a réellement débuté la persécution des prostituées, étant donné que ce code prévoyait que les femmes aussi étaient coupables que les proxénètes et justifiables de fouets. Du XIe au XVe siècle, dès les premières croisades, soit de 1096 à 1099, les prostituées suivaient les troupes des croisés. Pendant la huitième croisade menée par Saint-Louis, l’Etat dut payer un salaire à environ 13 000 prostituées afin d’encourager les troupes à poursuivre la guerre sainte. Pendant l’époque où Louis IX régna, soit de 1226 à 1270, la politique face à la prostitution a changé, passant de la prohibition à la tolérance. Il menaça d’expulsion toute personne pratiquant la prostitution occasionnellement ou comme métier. C’est là que commença une dure répression, et la prostitution clandestine remplaça les maisons de débauche ouvertes à tous. Mais les plaintes furent nombreuses et sa politique se trouva devant l’échec : il était impossible de mettre fin à un phénomène si courant. De suite, il fut donc décidé de focaliser la prostitution dans certains quartiers, à l’écart des maisons de bonne famille et ouvrit aussi les portes d’un centre de réadaptation. De nos jours, ce métier est considéré comme délit. Ceci dit, les personnes prostituées et proxénètes, selon la loi, sont considérées comme délinquantes et passibles de poursuites. Cependant, bien que la prostituée soit méprisée, elle est pardonnée même si son pêché est considéré comme plus grave que celui de l’homme. Les différents fléaux sociaux pardonnent cette pratique, en dépit du fait que la prostitution rurale, dans les grandes métropoles, est florissante et rapporte énormément d’argent, à la fois pour ces filles prostituées et pour les réseaux qu’elles intègrent. Le but étant, toutefois, de gagner quelques sous.

Exemples dans la réalité

Toutefois, nous voulons nous concentrer plus sur « les étudiantes » qui prennent ce métier à cœur et en font un quotidien, un gagne pain. Une d’entre elles, qui se prostitue, le soir venu, pour avoir quelque dinars à dépenser le lendemain, a bien voulu nous parler de son histoire, après s’être assurée de notre personne et de notre objectif. Son regard bleu et éclatant donne l’impression que cette jeune étudiante d’à peine 21 ans, voudrait vider tout ce fardeau qu’elle semble porter sur le cœur. Elle nous révèle que son moral est rarement bon, souvent sous pression. Elle est pessimiste, ayant du mal à se concentrer et, comme le veut son âge, désire vivre mieux que dans une résidence universitaire. Pouvoir ainsi prospérer de l’avant après avoir réuni une certaine somme d’argent. Le tout dans le but de s’installer et de se convertir à la vie normale. Bien que motivée et forte, avons-nous remarqué, elle a souvent envie de verser quelques larmes pour apaiser ses tourments de jeune fille voulant assumer son indépendance, et inquiète et nerveuse, la cigarette au bouts des doigts, elle se fait des reproches et ne cesse de se sentir abattue et désespérée dès que son regard se retrouve face à la pensée de l’avenir qui flirte avec son esprit à chaque tombée de la nuit, avons-nous constaté. Son prénom est Farida (notre témoin), étudiante en psychologie à la faculté de Bouzaréah, jeune, de taille mince et d’un visage à apprécier à longueur de temps. Elle nous dira : « Je me suis retrouvée à l’université et les moyens financiers faisaient défaut. Par la suite, j’ai connu une fille à la fac, elle m’invitait souvent à passer la soirée avec elle et son copain. C’est avec le temps, que je me suis retrouvée dans un tournant abominable. Après avoir pris des tournures différentes, je me suis laissée initier à ce métier et ça dure depuis une année déjà. En fait, c’est une question de survie, je n’ai pas d’autres moyens pour avoir de l’argent. »

Durant notre discussion, elle nous confiera : « Vous savez, je ne suis pas seule, il y a beaucoup d’autres adeptes ou accros à ce métier si vous voulez ! On peut même les compter une par une, que ce soit ici ou dans d’autres résidences. »

Elles sont nombreuses, dans toutes les cités universitaires de jeunes filles de l’université d’Alger, et sans doute ailleurs encore dans les autres campus du pays. A Dély Brahim, à Ben-aknoun, dans les Asphodèles, dans les résidences de Bab Ezzouar, passant par Dergana arrivant jusqu’à Ouled Fayet, ce ne sont pas les exemples et témoignages qui manquent. Le constat, décevant, est le même. Les raisons sont les mêmes ; besoin d’argent, envie de se faire plaisir pour certaines, tandis que pour d’autres, l’envie de se défouler et par-dessus tout « se changer d’air ». Cela dépend d’une nécessité de survie à chaque jour que dieu fait. Notamment, les filles venues étudier dans la capitale, et qui se retrouvent face à une relative liberté , ne sachant pas s’y accommoder ou s’y habituer, elles virent vers la débauche, et comme, tout bonnement, l’unique issue pour mieux connaître les endroits sombres de la ville, entre autres, bars, restaurants, cabarets et boites de nuit, pour conclure ; éviter le chômage loin des parents et de la famille, tutelle, le plus vieux métier du monde est à la portée de toutes. Nul besoin d’expérience ou d’aptitudes quelconques, seule un geste suffit, un sourire et c’est « le commencement de l’infini ». Outre, l’orientation vers une tournure dont personne n’exclue les conséquences qui restent à craindre pour la plupart de ces « prostituées le soir et étudiantes la journée d’après ».

Une autre étudiante à coté de la porte d’entrée de la résidence des Asphodèles, à Ben-aknoun, attendant son « pigeon », habillée légèrement et dont le nombril et la moitié du ventre se voyaient, monte dans la première voiture qui s’arrête. Le temps de quelques mots et le tour est joué. Ladite étudiante, poursuivant ses études à la faculté centrale d’Alger-centre, semble prendre goût à cette pratique. Quelques quarante minutes après, la voila qui redescend du même véhicule après avoir fait un tour, Dieu sait de quel alinéa ! Même scène à chaque tombée de la nuit. Pas question de dîner à l’intérieur de la résidence : un meilleur repas attend à l’extérieur. Un tour de baguette, la soirée est finie et le portefeuille assez bien rempli.

Nous avions tenté d’aborder cette personne mais le refus était tel que nous abandonnâmes. Elles sont bien nombreuses à commercialiser leur corps, mais peu à oser se confier. La majorité de celles que nous avons rencontrées sont unanimes « Nous avons été pris dans un tourbillon de folie et d’inconscience au début et là, nous ne pouvons plus reculer, c’est la seule chose que nous pouvons faire pour répondre à nos besoins ». « Voyez-vous, les besoins des femmes sont beaucoup plus nombreux que ceux de la gent masculine, alors nous essayons de faire avec les moyens du bord » annonce Selma, âgée d’à peine 20 ans, venue de l’Ouest du pays et résidente à la cité de Ouled fayet. D’autres, préférant la discrétion, choisissent les moyens de la technologie, en l’occurrence, les portables, pour ne pas s’afficher en plein public. Elles préfèrent, grâce au cellulaire, donner rendez-vous à leurs pigeons à quelques mètres loin de la résidence pour ainsi perpétrer cette tendance qui est de « se vendre au plus offrant ». Certaines portent le voile, d’autres non, mais n’hésitent pas à joindre tous les moyens pour gagner la croûte d’un quotidien assez dur. Abordée par nous , une troisième étudiante se confessera. En quatrième année à la faculté de Bouzaréah, elle réside à la cité de Dély Brahim. Son âge ne doit pas dépasser les 24 ans. A notre question de savoir comment elle consoit cette forme de gagne pain facile, elle nous dira « Cela fait quatre ans que je poursuis mes études sur Alger. Mes premières années étaient difficiles du coté financier ». Et d’ajouter « Depuis quelques temps déjà, j’ai rencontré un jeune qui possède un commerce d’habillement sur Alger-centre. J’y vais m’approvisionner en argent à chaque fois que j’en ai besoin » C’est là une façon de se fournir également en vêtement, nous précise-t-elle. "D’ailleurs, nous précisera-elle, cela me permet d’être loin du besoin". La solution est là encore très simple, il lui suffit de se vendre. Sabrina, tel est son prénom, nous confiera qu’entre autres, elle ne se contente pas de ce copain commerçant, mais qu’elle fréquente d’autres aussi. Contrairement aux autres filles qui se prostituent à ciel ouvert, celle-la semble exercer dans l’ombre. En effet, il suffirait d’un coup de téléphone, nous explique-t-elle, pour qu’elle se déplace dans les boutiques de ses copains. Ayant tenu à comprendre un peu plu les raisons de ce détoure, elle ajoutera que « pour moi c’est purement par besoin financier. Je n’arrive pas à me satisfaire alors j’ai besoin d’encore plus d’argent pour vivre tranquille dans le campus universitaire ». Elle affirmera également que « le problème n’est par lié à sa famille mais bien au contraire, elle est en bonne situation financière. Ce n’est tout simplement qu’un vice » La clientèle est tamisée Abordant, le sujet des pigeons, il est remarqué que la clientèle de gent masculine est de tous âges confondus. Certains dépassant la quarantaine, d’autre la soixantaine et d’autres jeunes. L’une des filles, nous dira qu’elle préfère que « son client » soit d’un âge assez mûr, sans pour autant faire la différence entre eux, du moment que le portefeuille n’est pas vide. Mais toujours est-il qu’ils sont plus sociables, allant jusqu’à ne pas mettre de restriction en matière de dépense, nous confirmera-t-elle. Contrairement aux étudiants, qui ne peuvent pas être admis dans la liste de celles-ci, vu leur situation désolante. En l’occurrence, le manque d’argent, le peu de moyens et du fait d’être fauchés à longueur de temps. Chose certaine, pas question de tremper avec un étudiant, quelle que soit sa situation, a-t-on conclu. « La clientèle est bien triée en tout cas, soyez-en certains » soutiendra Farida. Pour sa part, les prix varient de 600 da à plus de 2000 da la soirée. D’après nos témoins, cela dépend du client. C’est-à-dire, une façon de fidéliser ces pigeons, allant ainsi du plus habitué à l’amateur. Elles affirment par ailleurs, qu’elles peuvent, pour certains clients, faire monter les prix à leur choix. C’est un commerce qui s’est proliféré et qui continue de rapporter pour ses jeunes étudiantes destinées à fonder des familles et à occuper, sans nul doute, des postes assez importants vu les études qu’elles auraient faites.

D’autres choisissent de travailler honnêtement En dépit de tout, bien que la vie dans les résidences universitaires d’Alger n’est pas simple. Chose que confirme l’ensemble des étudiants et étudiantes. On remarque que d’autres filles plus sincères, choisissent d’aller travailler quelques jours, au courant de la semaine, comme serveuses, hôtesses, standardistes ou tout simplement ailleurs, dans d’autres postes afin de gagner leur vie honnêtement. Elles sont bon nombre à travailler pour assurer leur indépendance financière. La situation est telle qu’on n’arrive plus à distinguer les bonnes des mauvaises. Comme quoi, il ne faut pas mettre tous les œufs dans le même panier. Mais la réalité est tout autre cas de figure, car faut-il d’une tomate périmée pour (infecter) contaminer le reste. Saida, étudiante en troisième année science de l’information, confie qu’elle travaille l’après midi comme serveuse pour répondre à ses besoins. « Je travaille depuis quelques mois chez Quick et j’essais de ne pas mélanger le boulot et les études » précise-t-elle. Lynda pour sa part, étudiante en sciences commerciales, s’est trouvé un poste comme déléguée commerciale. Elle nous dira à ce sujet « J’ai du me casser la tête pour trouver ce poste. Je travaille depuis deux mois déjà et j’arrive à m’en sortir bien que ce soit difficile ». D’autres témoignages viennent encore pour soutenir que la vie d’étudiant n’est pas un jeu de dominos. Pour dire que tout les moyens sont bons, en fin de compte, pour préparer son avenir.

Ce qu’en pensent les psychologues

A cet état de fait, contactée par Midi Libre, une psychologue, expliquant mieux le sujet, nous dira que la prostitution, acte par lequel une personne consent habituellement à pratiquer des rapports sexuels avec un nombre indéterminé d’autres personnes moyennant rémunération, est le plus vieux métier du monde. Ce qui, soutient-elle, ne fait plus de lui un phénomène sociétal récent. Elle ajoutera que « considérée différemment par les sociétés selon leur contexte socioculturel, chez nous cette activité antique relève encore du tabou de par le caractère réservé et conservateur de notre contexte, ce qui empêche la conception d’une idée profonde sur le sujet ». « Aujourd’hui, face à l’expansion de ce phénomène en milieu estudiantin algérien, le temps est à se questionner sur ce qui pousse des jeunes étudiantes à se prostituer. L’analyse de la prostitution dans notre société débouche illico sur un bon nombre de sujet les uns plus épineux que les autres et qui la sous-tendent inéluctablement » nous assurera-t-elle. Dans le même contexte, elle affirmera qu’une combinaison de facteurs explique certes l’entrée dans la prostitution, dont nous trouverons une multitude de causes telle que la perte de repères, poids de la frustration dans une culture basée sur l’interdit moral, religieux et social, le manque de communication au sein de la cellule familiale, défaillance de l’éducation sexuelle, conditions socioéconomique et familiales déplorables, obligation de subvenir à ses besoins à sa sortie de la maison et de faire preuve d’autonomie, relations sexuelles précoces ou des éventuels traumatismes sexuels intrafamiliaux ou autre sont autant de motifs qui anticipent l’entrée dans l’univers de la prostitution ». La frustration qui découle d’une éducation rigide fondée sur le silence, les non-dits et la répression fait que certaines personnes, se trouvant enfin en liberté loin de la pression familiale et inconscientes des dangers qu’elles encourent, livrées à elles-mêmes. « C’est à l’abri de la tyrannie masculine des siens, qu’elles n’hésitent pas à aller à la découverte du monde et notamment de la sexualité et de leur corps, domaine encore inconnu et tabou ». « Certes, gagner de l’argent n’est peut être pas l’idée de départ de ces individus, mais après, appelés à venir à bout de leurs besoins, certaines choisissent de faire commerce de leur chair ». Les origines socioéconomiques et familiales expliquent aisément chez quelques catins le passage vers ce monde. Seulement, les motifs varient souvent selon l’histoire personnelle de la personne, nous dira notre source. La prostitution reste un problème multifactoriel nourri par une série de facteurs dont les conditions de vie miséreuses qui poussent un grand nombre de personnes à en faire de la prostitution leur gagne-pain. « La prostitution féminine et celle masculine connaissent un accroissement chez nous. Pour cause, nous nous attardons plus à émettre des jugements de valeurs sur ce type d’activités au lieu de nous pencher sérieusement sur l’étude de la prostitution, l’exploration des vraies causes qui la sous-tendent et le vécu de ces personnes qui adopte ce métier ».Elle appuiera, par ailleurs que « des recherches psychosociales portant sur le sujet seront d’un grand salut, car notre société fidèle à sa devise « entretenir le silence » contribue largement dans la méconnaissance de nombreux thèmes important, mais jugés interdits ». « L’éducation sexuelle précoce de la population, l’initiation de campagne de sensibilisation sur les voies de protection des rapports sexuels, sur les risques encourus en cas de contact non protégés, restent des mesures indispensable afin de minimiser les dégâts de l’ignorance » conclue notre interlocutrice.

Massinissa BENLAKEHAL

21 Messages de forum

  • Prostitution dans la sphère universitaire en Algérie

    18 septembre 2008 09:12, par Razik ZOUAOUI
    C’est une réalité amère.... et c’est vraiment malheureux pour un pays qui engorge aussi de richesses.... plus de 180 milliards dans les réserves de change SVP !!!!
    • Prostitution dans la sphère universitaire en Algérie 30 novembre 2008 22:22, par KELOUA Mohamed
      je pense plutôt que interdire sans éduquer et expliquer dès le jeune âge entraine cette frustration. Peut être ces filles ne trouve pas réponse à leurs besoins et confonde la vie et la survie.
      • Prostitution dans la sphère universitaire en Algérie 21 janvier 2009 19:58, par SOPHY
        Bonsoir Massinissa, et oui, moi aussi je m’aperçois que ce problème ne concerne pas que la France !! Peu de personnes en parlent, et si nous n’avions des témoignages, comme le livre que dont tu as lu le résumé sur mon "petit article" sur C4N, ou ce témognage que tu as recueilli, personne n’en parlerai ! je suis étonnée que dans ton pays, elles aient la possibilité de se "prostituer", sans que les autorités religieuses, n’interviennent ouvertement ! Soit vous avez une vraie démocratie, soit votre gouvernement est totalement laxiste, soit, les islamistes ne sont pas aussi intégristes qu’on voudrait bien nous le faire croire en France ! De toutes façons, comme pour la France, le gouvernement Algérien pourrait déliver des bourses pour permettren aux étudiantes de vivre décemment sans avoir à vendre leurs corps.. Merci de ton passage sur ma page ! Bonne continuation ici, et continuons de défendre nos élèves, nos étudiants, face à l’égoîsme de nos gouvernants !! Amicalement SOPHY

        Voir en ligne : http:// com/4news.com/mon profil119...

        • Prostitution dans la sphère universitaire en Algérie 22 janvier 2009 10:36, par Icare

          Bonjour,

          Je laisse le soin à Massinissa de répondre, mais, en attendant, je voudrais juste expliquer un peu pour que soient compris le comportement laxiste de l’État et le laisser-faire des islamistes. D’abord, les islamistes algériens ne sont aps aussi modérés qu’on peut le croire, puisque "ces choses-là" se passent. Simplement, ils ne sont pas encore en position de force pour imposer leurs lois issues de la Charia islamique. Par contre, là ils sont en position de force, par exemple les quartiers où ils se retrouvent majoritaires, non seulement ils lapideraient les femmes sans réfléchir une seconde, mais aussi ils interdiraient toute forme de liberté individuelle pouvant aller à l’encontre de leurs objectifs.

          Ensuite, le laxisme de l’État ne s’explique pas par l’existence de démocratie, mais par l’existence de démocratie de façade dans une dictature qui refuse de dire son nom. Non seulement on ferme les yeux sur ce fléau, mais aussi et surtout, on l’encourage. Il suffit, pour s’en rendre compte, de voir le laisser-aller en Kabylie où tous les bars se sont que des boîtes de passes où tous les représentants de la loi (gendarmes et policiers des environs) sont "clients".

          Pourquoi encourage-t-on ce phénomène ? Pour occuper la jeunesse, plutôt la pousser à la débauche que dans des associations qui ouvrent les yeux et qui pourraient être une cause de déstabilisation d’un régime vomi par le peuple entier.

          D’ailleurs, à ce propos, l’islamise est épaulé par ce même État, pourvu qu’il s’arrête là où on le lui dicte. Comme en Kabylie, l’islamisme n’a jamais pu s’implanter, la prostitution est installée en palliatif.

          Que mon ami Massinissa prenne la relève et nous explique mieux, lui qui sur place.

          • Prostitution dans la sphère universitaire en Algérie 22 janvier 2009 11:10, par Massinissa

            Chers Icare, SOHPY et autres intervenants,

            Vous l’aurez tous compris, le principe est simple, sachant qu’en monde Arabe, une seule régle subsiste, en l’occurrence en arabe on dit" Fariq tassoud " et en traduction ça fait : "Dévise et tu régnes". Ce concept est si bien compris par les dirigeants pas seulement en Algérie, mais aussi dans le monde Arabe, bien sûr, en marquant le point sur le fait que l’Algérie n’est pas "partie du monde arabe", mais seulement qu’on hérité du titre, pour ne pas dire "Imposée". La politique dans la scène Algérienne, est tellement complexe, voire la façon dont elle a été et est toujours tissée, bien gérée et d’une main de fer. Pis ; il n’est pas chose évidente de vouloir dire que l’islamisme est né de rien, comme Jésus, à titre d’exemple, lequel, nous le savons si bien, est né sans qu’il y ait rapport sexuel avec Marie. Donc, pour ne pas dire que l’islamisme extrémiste en Algérie, principalement est "Sans père", on se contentera de le décrire comme "phénomène Créé" par les "Nous savons qui", soit, les têtes pensantes "tellement intelligentes qu’elles n’ont pas remarqué qu’elles sont d’ores et déjà dans le Collimateur". Outre, nous trouvons l’extrémisme salafiste, on dira qu’ une fois qu’ils se retrouvent (les islamistes) majoritaires, partageant l’avis de Icare, lorsqu’il souligne que : « non seulement ils lapideraient les femmes sans réfléchir une seconde, mais aussi ils interdiraient toute forme de liberté individuelle pouvant aller à l’encontre de leurs objectifs. Cependant, abordant la prostitution, je dirai que d’après le su et le vu, c’est une manière de contourner la morale sociale, soit une façon de distraire et d’occuper les jeunes, principalement, la classe estudiantine, lesquels, on met dans l’impossibilité totale de trouver un quelconque moyen financier, à savoir un job à mi-temps, vu que les emploi et programmes à la Fac sont fait de façon est-ce qu’un cours soit dispensé le matin et un autre l’après-midi, ainsi, pas moyen de se libérer. De la sorte, sachant que la Bourse attribué à l’étudiant est restée la même depuis les années 70, laquelle est de l’ordre de 2700 Dinars le trimestre, soit 27 EUROS le trimestre. Alors c’est tout à fait normal, que le pouvoir d’achat de l’étudiant ne dépasse pas "Un café par deux jours, un paquet de cigarette pour une semaine, un crédit d’à peine 10 Da, soit 0,01 Euros, juste pour "le Bip", et une fois par hasard, se permettre une pizza sur une terrasse d’un café trois fois (pour les plus chanceux) par mois. C’est tout à fait normal qu’une fille n’ayant nullement de ressources financière se tourne vers le plus vieux métier du monde, lequel est là à tout moment, ne nécessitant aucune expérience au préalable, mais juste un savoir-faire et un langage particulier, soit "Dire Oui à tout ce qui passe", un "Oui-Oui" qui fait partie de la vie de tous les Algériens, tellement que nos Politiciens ont appris à dire "Oui-Oui" dés leur premiers pas. Rien ne nous étonne à présent.

            Icare, pourra nous en dire davantage aussi, ni la scène politique ni socio-économique algérienne ne lui sont inconnus.

            Toutefois, au stade où j’en suis avec ma vie professionnelle, disposant d’à peine Un an et demi d’expérience dans le Journalisme, je m’arrête à ce point, au risque de m’étaler un peu trop, et de raconter des blablas. (Sourire)

            Cordialement

            Massinissa BENLAKEHAL

            Journaliste

            • Prostitution dans la sphère universitaire en Algérie 4 avril 2009 16:22, par amigo79+
              oui ça nécéssite une etude sociologique, qui doit déchefrer les composants de ce phénomène !!!!!

              Voir en ligne : adieu l’algerie adieu l’éthique et l’harma !!!!!!

            • Prostitution dans la sphère universitaire en Algérie 24 septembre 2010 16:34, par Belagha K.
              Alors là, c’est pire. Maintenant je suis convaincu que ce journaliste ne connaît pas la signification des mots et expressions qu’il utilise. Il procède au petit bonheur la chance. De grâce, faites lire vos articles avant publication. Ce n’est pas une tare.
              • Prostitution dans la sphère universitaire en Algérie 24 septembre 2010 18:31, par Icare

                Vous aviez raison de signaler cela. En effet, après lecture (relecture), je constate que des fautes s’étaient glissées dans l’article. Monsieur Benlakehal étant un journaliste, je n’ai pas pris la peine de relire ses écrits, ayant confiance en son vocabulaire.

                Encore merci.

                Icare.

                • Prostitution dans la sphère universitaire en Algérie 25 septembre 2010 16:07, par amigo79
                  bonjour ! j’apprécie beaucoup votre contribution, tout on traitant ce sujet d’actualité, qui est considéré comme un tabou,à cet effet ! je voulais seulement rajouter que pour mieux comprendre tous ce qui est derrière ce phénomène, ça nécessite l’intervention des sociologues et des anthropologues et même des juristes et des historiens, parce que le défi est de dévoiler la réalité de ce phénomène. votre manière de traiter ce sujet reste toujours limitée à reporter les faits sans avoir les analyser , car le reportage d’un journaliste est diffèrent à l’analyse du sociologue.
                  • Prostitution dans la sphère universitaire en Algérie 6 décembre 2012 10:49, par Abdellah
                    Bonjour je voulais dire que laplupart des etudiantes qui se livrent a cette pratique veulent vivrent au-dessus de leurs moyens,fragrance Channel,vetements de marque et d’autres accessoires et il y’a un autre point que ces memes etudiantes sont originaires des villes interieurs,prenons comme exemple,El-Bayadh,Mechria,,,ect,elles sont etouffees par les restrictions familiales donc quand elles debarquent dans une grande metropole telle qu’Oran,Alger,Annaba..ect,leurs seuls but est de rattrapper le temps perdu,se defouler,gouter a tout,se defoncer pour certaines,c’est l’engrenage,la debandade,c’est comme une balle qui sort d’un revolver,elles ne peuvent pas reculer en arriere,un nouveau monde,une mauvaise frequentation,il y’a quelque chose qui se brise a l’interieur est c’est irreversible,c’est une fin tragique voir dramatique.est-ce la faute aux parents qui ont fait confiance a leur fille pour etudier histoire de se vanter et dire que ma fille est medecin ou bien ingenieur..ect ou bien la fille qui veut se venger contre noter socite conservatrice"on desire tellement quelque chose qu`on peut pas obtenir" c’est un vieux truc tel que le plus vieux metier du monde.........une mauvaise decision peut vous conduire vers un gouffre aussi profond que....................B.B

                    Voir en ligne : Prostitution dans la sphere universitaire

                    • Prostitution dans la sphère universitaire en Algérie 12 janvier 2013 19:42, par kabyle
                      Il y a certes une misère sociale qui a poussé certaines jeunes filles y compris des étudiantes à vendre leurs corps, mais il faut également souligner le laxisme des parents quand votre filles’ habille au dessus de ses moyenS il convient de chercher ses ressources non ? j ai vraiment mal pour mon pays quand je lis ce genre d articles ! je salue l initiative des riverains de Tigrirt et de tichi qui ont fait fermer des lieux de débauche près de chez eux où va t-on que Dieu ait pitié de nos âmes cordialement une kabyle offusquée
                    • Prostitution dans la sphère universitaire en Algérie 12 janvier 2013 19:52, par kabyle
                      je crois que notre problème est justement là on ne veut pas admettre qu il ne agit pas de fautes d orthographes soulignées assidument, ou de rejeter la faute sur d autres wilayas, c est un raisonnement qui sans aucun fondement que de dire que les filles des wilayas reculées s adonnent à cette orgie mais pas les autres, toutes les wilaya sont malheureusement touchées et le pire, ce ne sont pas que les filles qui sont dans le besoin qui y recourent c est un fléau il faut le regarder en face pas le contourner cordialement une kabyle offusquée
  • Prostitution dans la sphère universitaire en Algérie

    21 janvier 2009 12:08, par Monsieur Dominique Dutilloy

    Je pense que le problème n’est pas particulier à l’Algérie... En effet, comme l’explique cet article de SOPHY, que je vous mets en lien hypertexte,cela peut se passer ainsi en France, sachant que certaines étudiantes se prostituent par manque de moyens...

    Alors, pour éradiquer ce mal, ne conviendrait-il pas, aussi bien en Algérie qu’en France, que les bourses et aides soient augmentées considérablement ?

    Cordialement,

    Dominique Dutilloy, Journaliste http://www.come4news.com/mon-profil/userprofile-519.html

    Voir en ligne : " La Prostitution.....Etudiante !!!"

    • Prostitution dans la sphère universitaire en Algérie 21 janvier 2009 17:08, par Icare

      Merci pour votre participation à ce débat.

      En effet, le problème soulevé par notre journaliste, Massinissa Belakehal, n’est spécifique (ou propre) à l’Algérie, j’en conviens. Simplement, il a jugé -et nous aussi avec lui- qu’il est temps de tirer la sonnette d’alarme afin que les causes (et non seulement les faits eux-mêmes) soient repérées surtout et ainsi trouver une solution. A ce propos, celles que vous proposez (l’augmentation de la bourse d’étudiant) ne peut être négligée. Les gouvernements doivent penser à cette issue qui, sans être la seule, peut s’avérer efficace.

      Encore une fois, merci d’intervenir, votre message pourrait relancer le débat.

    • Prostitution dans la sphère universitaire en Algérie 7 février 2009 16:54, par oukil
      bonjour,vous m’interpellez tous les deux quand vous dites prostitution je voudrai dire une chose ,ce phénomene,ce fleau,ce trafic lucratif,est un voyant temoin qui existe comme dans les voiture et comme dans les outils et appareils electroniques dés q’il y a un probléme il s’allume on le voit on est pris de pannique on en cause sauf que là la panne n’est pas du tout mécanique elle est sociétale, humaine,institutionnelle, culturelle en gros c’est un probleme purement et simplement politique donc on gére tellement mal les choses q’on aura ce témoin tout le temps allumé sur nos yeux jusqu’a l’explosion sociale.
  • Prostitution dans la sphère universitaire en Algérie

    22 janvier 2009 00:26, par Monsieur Dominique Dutilloy

    Puis, par rapport à mon précédent commentaire, je voulais rajouter que des Chinoises, victimes elles aussi de souteneurs qui les ramènent dans cette Europe, battent les rues de Paris et des grandes villes françaises..., comme le démontre cet excellent article de SOPHY, que j’installe, en lien hypertexte !

    C’est dire si le problème de la Prostitution est mondial... C’est, aux dires de beaucoup, le plus vieux métier du monde. Malheureusement, rien n’est fait pour éradiquer ce phénomène, qui s’apparente à de l’esclavage, et, qui est réellement synonyme d’esclavage !

    Monsieur Dominique Dutilloy, Journaliste http://www.come4news.com/mon-profil/userprofile-519.html

    Voir en ligne : La Prostitution Chinoise dans les Rues de...Paris

    • Prostitution dans la sphère universitaire en Algérie 22 janvier 2009 10:42, par Massinissa

      Cher Dominique, Icare, et tous,

      Plus que tout j’apprécie votre contribution à l’alimentation du débat au tour de ce sujet pratiquement perplexe mais vêtue d’un habille de "C’est une vérité générale, donc chose qui s’apparente à toutes nos activités à priori". Néanmoins, on dira dans l’autre monde, qu’elles n’ont fait cela que par "Pure Obligation Sociale" s’il m’est accordée de leur attribuer ce concept. Outre, ce phénomène prend tellement d’ampleur qu’il s’est intégré dans le quotidien de presque tous pour ne pas dire "complètement sur tous", mais est-il que les choses dans ce monde, ne vont que de pire en pire. Pour dire : "Le monde n’est point parfait" tout simplement... ??? !!!

      Cordialement à tous. Massinissa BENLAKEAHL Journaliste

  • SVP, relisez et corrigez votre article. Il est truffé de fautes de tous ordres. Comment peut-on écrire de cette façon ? Ex : trillée au lieu de triée, désolatrice au lieu de désolante. Ou alors, c’est une nouvelle mode : écrire avec ses pieds !!!
    • Prostitution dans la sphère universitaire en Algérie 4 avril 2012 23:53, par bleupulsar
      Bonjour au correcteur, à vous aussi d’écrire" fautes de tout ordre "au lieu de "fautes de tous ordres". Pour vous en rendre compte prononcez les deux expressions en appliquant la liaison. Amicalement.
    • Prostitution dans la sphère universitaire en Algérie 28 mars 2013 20:29, par shimitchi
      je doit dire que vous avez absolument réson ,mais faut dire que c un article vraiment trés intérésent et je doit dire pour ma part que c un sujet qui touche l’alerie dans c valeur les plus fondamenteau et il faut vite riagire , etont etudiant de sur quoi je suis pour un réforme trés séver
  • le pire c kelle font les prostituer avec le voile sa crain et apret sa critique les autre pays autour de soin o lieux de perdre votre temp a critiquer les autre regler les probleme qui ya chez vous parse que le parfait n’existe pas

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